Code des Ports Maritimes

 

Code des ports maritimes 
Version consolidée au 30 mai 2014 Consultation..

 



Les réactions

Avatar Michel CITROËN

La situation des ports de plaisance étant pareille quelle que soit la façade maritime. Il y a 90 % des bateaux qui ne bougent pas et sachant que la moyenne des mouvements annuels est de quelques jours par an, J'ai du mal à comprendre que la question n'ait pas été mise en tête des soucis à traiter avec les collectivités locales ou même l'Etat.
Quand les ports de plaisance ou marinas sont la propriété de groupes privés, et que leur "propriété" affiche complet, il semble normal que les "bateaux ventouse" soient le cadet de leurs priorités, mais quand une marina est aux mains d'une municipalité ou d'une CdC, comment se fait il que la question des places de port et donc des bateaux qui ne bougent pas ne soit presque jamais évoqué.
Je reviens d'Australie, à Melbourne, il y a un grand port de plaisance avec quelques 1500 plaisanciers. La ville en charge de ce port a mis en place des règles et des infrastructure : la règle qu'un propriétaire de bateau doit naviguer au mois 3 mois par an, un système de puce électronique le contrôle et les toutes les petites unités à moteur de moins de 10 sont systématiquement logées dans un rack (l'infrastructure) et il suffit de téléphoner 2cheures au préalable pour avoir le bateau mis à l'eau et prêt pour la navigation.

Ayant été visiter pas mal de ports entre Collioure et Sète, je pense que cette solution pourrait ètre envisagée, s'il y avait une volonté politique locale. Il faudrait que ce soit contraignant, car chaque propriétaire verrait d'un mauvais oeil la nécessité de prévoir à l'avance l'utilisation de son bateau, les autres trouveraient l'obligation de faire naviguer leur bateau tant de mois par an une atteinte intolérable à leur liberté, mais quelque fois, le bien commun doit primer sur la liberté individuelle.
La surface au sol que prend un "rack" pour quelques centaines de bateaux n'est pas considérable et son entretien minime les coûts étant ceux des employés manœuvrant les chariots élévateurs et une administration réduite.
Certes, cette solution, même si elle s'amortit avec les cotisations des propriétaires de bateau est moins lucrative qu'un emplacement de marina, mais elle permettrait d'accueillir plus de plaisanciers et surtout de rendre les ports de plaisance plus vivants, car qui n'a jamais été se promener dans un port ou une marina en constatant une immense immobilité et aucune "effervescence"
En conclusion, un "Code des ports" ? soit, mais entre ceux qui en font un musée Grévin par leur immobilité, et ceux qui ne peuvent y accéder, à quoi sert un "code", sinon à faire plaisir à ceux qui les concoctent?
On objecte, que l'été, les plaisanciers envahissent le littoral au point qu'il a fallu faire des règles et des zones d'exclusion. Mais d'une part, il ne s'agit tout au plus que de deux mois, et la plupart des "plaisanciers" sont des vacanciers qui louent un bateau ou des gens qui à l'instar de leur résidence secondaire, viennent quelque temps en vacance te se baladent qq jours sur l'eau....Mais il y a 12 mois dans une année et ceux qui aiment vraiment naviguer, le font aussi en novembre ou en janvier quand les conditions s'y prêtent et là, ils sortent leur bateau, et ceux qui aimeraient bien naviguer mais en sont empêchés faute de place dans les ports.

C 'est bien beau de recenser les coûts des places de port, de lister les anomalies, de donner des bons et mauvais points aux structures et à ceux qui les gèrent, mais in fine, ce n'est pas s'attaquer à la source du problème.
La Fédération nationale et les plaisanciers ont su se mobiliser pour éviter des décisions absurdes qui voulaient taxer encore plus les plaisanciers, Formidable, car on a vu qu'une mobilisation bien ciblée et coordonnée pouvait contraindre nos élus de tous bords à infléchir leurs velléités et même les leur faire abandonner...Alors pourquoi n'y a t il aucune proposition pour mettre la question des engorgements des ports de plaisance sur le tapis, et parler des "bateaux ventouse", des solutions techniques comme celles de nos amis australiens etc ?
De plus que petit à petit, ce sont des revenus qui vont disparaître, car en prenant mon cas qui n'est pas unique, devant la quasi impossibilité d’obtenir un anneau avant le moment où le déambulateur me sera nécessaire, je vais mettre mon voilier en Tunisie où il y a de la place et où les frais sont infiniment moins élevés que sur la côte française. Il y a aussi le Portugal, le Maroc, l'ex Yougoslavie, des destinations facilement accessibles et desservies par des compagnies low cost. Entre frais modérés pour le bateau et frais de transport, on s'y retrouve. Certes, nous n'avons pas la disposition du voilier à 30 km de chez nous, mais le bateau n'ayant pas vocation à "ventouser", ensuite on va aussi bien en Italie, Grèce ou Corse...
Voilà quelques (longues) réflexions d'un plaisancier qui navigue pas mal et tout au long de l'année.
Une association, selon moi n'a pas vocation (uniquement) de ronronner, et d'organiser des soirées entre adhérents ou des sorties ou encore de recenser l'existant. Elle doit avoir des projets, qu'elle soit association ou....association d'association et celui de s'attaquer au "nettoyage" des ports de plaisance en mettant sur pied des propositions réalistes afin de lancer une opération nationale d'envergure comme celle pour les nouvelles taxes serait bienvenue

Pour le reste, je trouve votre site bien fait et instructif et utile. Merci.

Cordialement

Michel CITROËN

Le 07-02-2016 à 13:17:49

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